Depuis 2022, le Secrétariat Conjoint du Programme Interreg Euro-MED recueille annuellement les perceptions de ses parties prenantes dans le cadre d’une consultation.
En 2025, cette consultation a exploré les points forts et les marges de progression dans la mise en œuvre du Programme et de sa stratégie d’amplification des résultats.
Découvrons ensemble ce que vous en pensez et la manière dont vous nous percevez !
1. Une diversité de projets soulignée et appréciée
Recueillant 55 % des réponses, la diversité et la qualité des projets financés constitue selon vous le premier point fort du Programme.
De fait, les différentes typologies de projets thématiques proposés – étude, test, transfert, stratégique territoriaux – sont un atout de différenciation et une preuve d’innovation du Programme.
À noter que l’étude a été conduite en Novembre 2025 (voir méthodologie en bas de page), avec 96 projets déjà en cours. La plupart d’entre eux achèveront leurs activités entre 2026 et 2028.
En expression libre, les répondants ont souligné :
- La capacité du Programme à intégrer sans cesse de nouveaux acteurs dans la coopération transnationale.
- Sa capacité à porter une stratégie d’avenir pour la Méditerranée.
Les répondants soulignent aussi la capacité du Programme à avoir déjà engagé 86 % de son budget 2021-27, ainsi qu’une attente de poursuite de la simplification des procédures. Cela sera l’un des enjeux majeurs du passage à une approche basée sur la performance sur la période 2028-2034.
2. Une dynamique de capitalisation reconnue et à renforcer
La coopération régulière entre les projets de gouvernance et avec le Secrétariat Conjoint favorise le sentiment d’action conjointe, contribue à la co-conception d’actions transversales et est la clé du succès pour construire une stratégie globale pour une région plus durable.
Une solution pourrait être, pour la prochaine période de programmation, de n’avoir qu’un seul projet de gouvernance travaillant sous une mission, avec un partenariat élargi qui fonctionne en deux sous-groupes sur les deux volets (communauté et institutionnel). (…) Un seul consortium de gouvernance par mission – même avec plus de partenaires et de financement alloué – fonctionnerait mieux.
3. Mieux communiquer les résultats des projets auprès des collectivités et du secteur privé
Les répondants sont clairs: la capitalisation doit avant tout s’adresser aux décideurs. En effet, seule la moitié des répondants pensent que les résultats des projets sont bien ou très bien connus des décideurs (51 %). À l’inverse, 31 % estiment qu’ils ne sont que partiellement connus, et 18 % peu ou très peu connus.
Quels décideurs cibler en priorité ? Les autorités locales et régionales sont citées en premier lieu (69 %), devant le secteur privé (44 %). Ce dernier devance notamment les institutions européennes (38 %), les ONG (29 %) ou encore les stratégies macrorégionales ou de bassin (24 %).
Pour les répondants, la mobilisation du secteur privé dans la mise en œuvre des résultats et la conduite du changement doit être accrue, ce qui inclut le secteur privé non lucratif, puisque les ONG sont citées par 29 % des répondants.
4. Amplifier les résultats auprès des décideurs : impact, intégration, lobbying
Pour convaincre les décideurs, les répondants insistent sur la nécessité de démontrer l’impact local concret des projets, de viser un alignement avec les stratégies nationales et de renforcer la diffusion et la promotion des résultats, aussi bien par les projets que par le Programme.
En d’autres termes, obtenir un effet de levier à partir de success stories concrètes, réplicables et pouvant être mises à l’échelle.
5. Le Mécanisme Multiprogramme Méditerranéen : une opportunité en matière de visibilité et d’influence
Pour 53 % des répondants, le MMM constitue une opportunité pour ses Programmes membres de mieux travailler ensemble et d’étendre leurs réseaux de partenaires. 48 % y voient également un moyen d’augmenter leur influence sur les politiques publiques de l’aire méditerranéenne.
Initiative récente, le MMM doit toutefois encore s’implanter dans le paysage : seuls 40 % des répondants déclarent avoir reçu des nouvelles du Mécanisme lors de l’année écoulée.
Le lancement en 2026 de deux actions phares – un appel à projets coordonné et la mise en place de visites inter-projets et inter-Programmes – offrira des possibilités en matière de diffusion comme de capitalisation. Ce dernier point est largement souligné par les répondants.
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Methodologie de l'enquête
Le questionnaire de consultation 2025 a été transmis aux parties prenantes du Programme Interreg Euro-MED du 15 novembre au 15 janvier 2025. Il comprenait 9 questions fermées (choix uniques ou multiples) et 8 questions ouvertes d’expression libre.
45 répondants, issus majoritairement des 14 pays de l’aire de coopération du Programme, ont répondu au questionnaire. Bien que la valeur statistique des réponses demeure limitée, du fait d’une marge d’erreur importante (±14 %), ces résultats constituent pour le Secrétariat Conjoint une source d’information à relier à d’autres (échanges formels et informels, résultats des projets, stratégies, etc.).
Les informations contenues dans cet article viennent ainsi corroborer des réflexions menées et entendues dans d’autres cercles.
