Chaque année, la mission Natural Heritage mène une campagne de sensibilisation et de communication externe sur un grand enjeu de protection de l’environnement en Méditerranée : ‘Solve the Challenge’.
Le concept est simple et efficace : créer des contenus et des événements adaptés à tous types de publics, allant des scolaires aux décideurs politiques, afin de favoriser une compréhension commune des enjeux au sein de l’aire de coopération du Programme.
Qu’est-ce que Solve the Challenge ?
‘Solve the Challenge’ structure la communication de la mission Natural Heritage sur le second semestre de chaque année :
- En ligne, les réseaux sociaux de la Mission (LinkedIn, Instagram, Facebook et YouTube) diffusent publications, articles, carousels, vidéos, quiz et jeux ;
- Hors ligne, la campagne de terrain se déroule au plus près des enjeux : littoraux en érosion, zones humides restaurées, parcs nationaux, mais aussi salles de conférences et amphithéâtres universitaires.
Sur des sujets d’actualité souvent brûlants, ‘Solve the Challenge’ souhaite diffuser un message positif et porté vers l’action.
“Solve the Challenge est une porte d’entrée, un moyen d’attirer les gens pour qu’ils voient ce que nous faisons et comprennent comment la Mission Natural Heritage contribue à la protection de notre patrimoine naturel” explique Caterina Pratico, de CONISMA, coordinatrice du projet de gouvernance Community4Nature.
La campagne inclut de manière croissante les résultats des solutions développées par les projets thématiques. “La campagne a également pour objectif d’amplifier l’impact des solutions issues de nos projets thématiques. C’est pourquoi nous impliquons tous les partenaires dans la discussion, la planification et la mise en œuvre des activités” poursuit-elle.
Missions ? Projets thématiques ? Petit rappel !
Le Programme Interreg Euro-MED finance sur 2021-27 une centaine de projets répartis en quatre missions : Innovative Sustainable Economy, Green Living Areas, Sustainable Tourism et Natural Heritage.
La mission Natural Heritage compte actuellement 21 projets thématiques, qui produisent des résultats sur le terrain. Elle est managée par deux projets de gouvernance, chargés d’animer la communauté de projets thématiques et de transformer leurs résultats en recommandations de politiques publiques.
Ce sont ces projets de gouvernance qui sont à l’origine et coordonnent Solve the Challenge.
Des formats online et offline en constante évolution
L’une des forces de ‘Solve the Challenge’ est la diversité des formats de ses contenus en ligne, qui vont de formats courts (quiz, jeux, visuels) à des contenus plus techniques : interviews des experts des projets, carousels détaillés, etc
Sur les comptes sociaux de la Mission, ces contenus ont cumulé autour de 15 000 vues en 2024, 20 000 en 2025 et les données provisoires 2026 (la campagne est en cours) sont en augmentation.
Campagnes Solve the Challenge
Les formats événementiels ont évolué avec le temps tout en conservant un fil rouge : la présence sur le terrain et l’implication des projets thématiques.
- Ainsi, lors de la première édition de la campagne en 2023, l’organisation d’une visite à Mataró, en Espagne, a réuni experts, décideurs politiques et grand public autour de la réalité de l’érosion côtière. Elle a été labellisée par la EU Green Week et les European Maritime Days.
- L’année suivante, la campagne passe la vitesse supérieure avec six journées d’information nationales organisées en Bulgarie, Grèce, Italie, Slovénie, Espagne et au Portugal, réunissant jusqu’à plusieurs centaines de participants chacune.
- En parallèle, l’implication des projets thématiques est allée croissant. En 2025, le thème de la gouvernance environnementale a fait l’objet d’un choix partagé par tous et les projets volontaires ont été mis à contribution pour la production de contenus éditoriaux. En 2026, une vingtaine de vidéos ont été tournées lors de la réunion annuelle de la Communauté à Lisbonne.
“Nous continuons à tester de nouveaux formats et, surtout, à relier le virtuel et le terrain, note Vera Bougiouri, de l’Université d’Athènes. En Catalogne, nous avons rencontré des gens et bénéficié d’une forte couverture médiatique” [NDLR : plus de 30 articles de presse sur la campagne 2023].
“En Grèce, la visite de trois universités dans un parc national a réuni plus de 500 étudiants. En Bulgarie, le projet Wetland4Change a rencontré les autorités locales et régionales. Ce sont des contacts humains et politiques irremplaçables”, poursuit-elle.
Mobiliser l’écosystème de coopération sur des thématiques d’actualité
Les thématiques font souvent écho à une réflexion ou règlementation européenne en cours d’adoption. “En 2024, la restauration des espaces naturels s’imposait puisque le Conseil de l’Europe venait d’adopter le Règlement sur la restauration de la nature en juin. En 2026, la ressource en eau s’est imposée du fait de lancement par la Commission Européenne de la Plateforme des parties prenantes pour la résilience de l’eau” rappelle Gina Apostolaki, de la Région de Crète.
Mais la campagne ne fait pas qu’accompagner les politiques publiques, elle contribue à les alimenter en retour. En 2025, les deux projets stratégiques territoriaux de la mission Natural Heritage retenus dans le cadre de notre 5ème appel à projets (WatHer et RedeeM) développement des solutions liées à la gestion de la ressource en eau. Ils sont donc particulièrement actifs dans la campagne 2026.
Le 30 septembre 2026, ils sont intervenus – avec deux autres projets liés à l’eau de la mission Innovative Sustainable Economy – lors d’une session de l’Euro-Mediterranean Water Forum, qui a réuni plusieurs milliers de participants à Rome. Leur objectif ? Montrer comment leurs expériences peuvent alimenter les cadres politiques et de gouvernance locaux, nationaux et européens.
Et le projet WatHer ne va pas s’arrêter là, puisqu’il réunira dans les prochains mois les ministères italiens de l’agriculture, de la culture et de l’environnement afin de plaider pour la reconnaissance des pratiques traditionnelles de gestion de l’eau comme patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Plus qu’une campagne de communication, il s’agit aussi d’une campagne d’influence.
Les temps forts de Solve the Challenge
Lorsque nous avons demandé à nos trois interlocutrices leurs moments favoris des campagnes ‘Solve the Challenge’ successives, de nombreux événements leur sont venus à l’esprit.
Pour Gina Apostolaki, il s’agit d’une visite dans la réserve naturelle slovène de Škocjanski Zatok en 2024, dans le cadre de l’adoption de la réglementation européenne pour la restauration de la nature. “L’intervenante qui nous recevait était si heureuse de l’entrée en vigueur de cette réglementation qu’elle en avait presque les larmes aux yeux, se souvient-elle. Ces moments humains et ces rencontres restent forcément gravés.”
Pour Vera Bougiouri, les interviews menées cette année auprès de l’ensemble des responsables de projets de la Mission ont été un moment fort. Mais un autre souvenir se démarque. “Lors d’une journée d’information organisée auprès de lycéens, l’un d’eux nous a demande tout simplement ce qu’il fallait étudier pour faire ce métier, qui consistait à restaurer des herbiers de Posidonie. Inspirer les jeunes à prendre soin de la nature, c’est ce que je préfère !”
Caterina Pratico, enfin, regarde vers le futur, avec l’exposition qui sera organisée par la Mission dans le cadre de l’événement A Mediterranean Journey organisé par le Programme les 25 et 26 Novembre à Marseille. “Ce sera une formidable opportunité pour faire passer nos messages auprès de la communauté Euro-MED au grand complet. J’attends vraiment cela avec impatience !”
Rendez-vous à l’événement pour rencontrer les projets et les responsables de la Mission Natural Heritage. Un espace de conférence, d’exposition et d’activités leur sera dédié !







