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Une ‘Fast lane’ pour nos projets : comment ça marche ?

19/01/2026

En 2026, le Programme Interreg Euro-MED met en place sa ‘Fast lane’, autrement dit ‘Voie express’. Cette procédure simplifiée permettra aux projets ‘études’ de passer en phase de test, et aux projets ‘test’ de transférer leurs résultats à de nouveaux territoires. L’objectif : donner l’opportunité aux projets d’approfondir leur approche et de maximiser les résultats obtenus.

Curzio Cervelli, chef du Secrétariat Conjoint du Programme, et Sophie Scarvelis, cheffe de son Unité Projets, nous expliquent comment cela marche !

Pour quelles raisons le Programme Interreg Euro-MED a-t-il décidé de mettre en place une Fast lane pour ces projets ?

Curzio Cervelli : Grâce à la Fast Lane, nous souhaitons mieux capitaliser que par le passé sur les bons résultats déjà obtenus par nos projets.

Je m’explique : nous finançons depuis 2007 trois grandes typologies de projets – ceux qui mènent des études, ceux qui conduisent des tests et ceux qui transfèrent des solutions existantes à d’autres territoires. Dans la pratique, nous nous sommes heurtés à deux limites. Les projets appartenant à une seule typologie ne pouvaient pas évoluer vers une autre phase. Et les projets appartenant à deux typologies – étude et test, ou test et transfert – consacraient la majorité de leurs travaux sur la seule phase de test.

Forts de cette expérience, nous avons revu notre copie sur notre programmation 2021-2027. Nous avons cette fois-ci créé trois typologies distinctes de projets aux durées plus courtes – étude, test ou transfert – et laissé à certains d’entre eux la possibilité d’accéder à la phase suivante en fonction de la qualité de leurs résultats .La Fast lane est la procédure simplifiée qui leur permet de le faire, tout simplement.

Du point de vue opérationnel, comment cette Fast lane sera-t-elle mise en œuvre ?

Sophie Scarvelis : Nous avons opté pour deux procédures différentes. Pour la Fast lane ‘Etude-à-Test’ un appel à projets sera lancé et quatre projets présélectionnés sont invités à y participer. Un formulaire simplifié permettra une évaluation plus rapide des candidatures. Pour la Fast lane ‘Test-à-Transfert’, la procédure sera encore plus simple : les candidats présélectionnés ne devront que demander une modification de leur projet actuel !

Dans les deux cas, il sera possible – et même fortement recommandé – d’impliquer de nouveaux partenaires dans ces projets, notamment si ces derniers disposent de compétences indispensables au passage à la nouvelle phase. Nous avons toutefois une exigence de continuité avec la reconduction d’au moins trois partenaires du projet initial, dont le chef de file.

Curzio Cervelli : Oui, nous sommes tout à fait favorables à ce que les partenaires puissent travailler dans d’autres configurations et acquièrent ensemble de nouvelles compétences. Ou, bien entendu, qu’ils puissent modifier leur territoire d’intervention initial et coopérer avec d’autres partenaires.

Concrètement, comment seront sélectionnés les projets qui pourront passer à la phase suivante par l’intermédiaire de la Fast lane ?

Sophie Scarvelis : La sélection se fera en trois temps. Elle portera tout d’abord sur la performance administrative et financière du projet initial. Puis sur la qualité des résultats déjà obtenus, la dimension transnationale des solutions et stratégies proposées, la solidité de l’organisation et le niveau de professionnalisme démontré par les partenaires des projets.

Enfin, l’analyse de la capacité à passer à la phase suivante sera clé. C’est-à-dire soit à tester sur le terrain les idées développées lors de la phase d’étude, soit à assurer un transfert effectif des résultats déjà obtenus lors des tests en ciblant par exemple des territoires et partenaires receveurs.

Curzio Cervelli : Puisque la Fast lane s’adresse à des projets qui font déjà partie de notre Programmation, le nombre de candidatures à traiter sera réduit. En outre, ces projets connaissent déjà bien nos procédures, ce qui facilitera leur évolution et leur permettra d’encore mieux se focaliser sur la qualité des résultats finaux obtenus.

En quoi la Fast lane participe-t-elle à la stratégie d’optimisation des résultats du Programme ?

Curzio Cervelli : La Fast lane se veut rapide, directe et basée sur des résultats solides. Nous cherchons à limiter au maximum le délai entre deux projets / phases afin qu’ils puissent continuer sur leur lancée et approfondir leur travail. Il s’agit d’une démarche de capitalisation innovante qui fait la part belle à la performance des projets et à l’engagement des partenaires.

Sophie Scarvelis : Il s’agit d’une évolution de nos pratiques et de la manière dont nous valorisons nos résultats. Nous visons plus que jamais la qualité et souhaitons nous assurer que les projets sélectionnés développeront les actions les plus efficaces possibles et obtiendront les résultats les plus visibles et utiles aux territoires concernés.